CHEIKH ALI TAMÂSÎNÎ

CHEIKH ALIOU TAMÂSÎNΠ (décécé en 1260 et inhumé à Tamâsînî)

(à qui Cheikh Ahmed Tijân avait confié ses deux garçons)

Parmi les compagnons de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif figure le pôle parfait, le secoureur, le bienfaisant, l’homme doué de miracles immenses et de svertus rayonnantes au sein de cette communauté, la félicité illuminant les ténèbres, le soleil de la guide source des lumières dans les sentiers des préoccupations, l’homme au dévoilement limpide, le noble, le pur, en l’occurrence, notre maître Sidi El Hadj Ali ben Sidi El hadj Issa at-tamâsînî (RA).

 

Ce Maître élevé fait partie de l’élite des élites parmi les compagnons de notre Maître Cheikh Ahmed Tijân. Il fait partie de ceux dont l’ouverture (al-fath) au fait pas l’ombre d’un doute pendant sa vie et après sa mort.

Il avait atteint la station de la disposition (tassarruf) totale des attributs divins durant la vie même du Cheikh.

Il accomplissait des miracles, attestant ainsi de sa position auprès de Dieu (wilâya) et il disposait auprès du Cheikh une position élevée. L’auteur du Bghyatul mustafîd, en commentant ce vers du poème munyatul murîd,

Le Sauveur de notre siècle at-tamâsînî

Le Pole de l’existence, notre Maître Ali a dit : «  Quand il est arrivait de visiter la Zawiya de Fèz, le Cheikh lui fait diriger la prière malgré la présence de nombreux ulémas compétents pour cela.

Il lui arrivé de commettre un manquement un jour dans sa prière. On rapporta cela au Cheikh en lui demandant cela pouvait annuler la validité de la prière. Il répondit : «  Cet homme a ateint l’ouverture totale (maftûh alayhi) et la prière derrière un tel homme est acceptée  »  »

Cette opinion de Cheikh Ahmed Tijân est la preuve ultime de la station immense de Cheikh Aliou at-tamâsîni.

Tayb ben Sufyân, serviteur de Cheikh Ahmed Tidjiane rapporte ceci :

 Une fois, le cheikh l’avait chargé de la gestion des affaires de sa maison. Une de ses esclaves tomba malade. Il lui demanda si elle avait des médicaments.

Il répondit : << je l'ai déjà acheté les médicaments qui se ne sont avérés inefficaces. Peut-être, une amulette est-elle plus indiquée pour elle ? ". Cheikh dit : " Qui lui ferait cela. Je ne vois pour cela que Aliou at-tamâsînî. Ah, s’il était présent ! ". Sufyân se permit de dire : " Je veux que vous me donniez la permission pour cela, et pour tout ce qui tu as permis à Aliou at-tamâsînî ". Alors le Cheikh en me refusa cela et se mit à répéter " Où est le semblable de El Hâj Ali at-tamâsîni, Oh untel ? ", jusqu'à ce que je regrette d'avoir demandé cette permission.

Cela suffit également pour démontrer la haute position de Cheikh Ali at-tamâsînî auprès du Cheikh.

Fréquemment après l’installation du Cheikh à Fèz, il arrivait à Cheikh Ali at-tamâsînî de rendre à la zawiyya de Fèz en accomplissant un miracle : il parcourait la distance de Tamâsîn et Fèz en accomplissant une seule enjambée ! Le cheikh, dont qui interdisait l’accomplissement inutile de miracles, lui défendit cela en lui disant :

«  Si tu veux me rendre visite uniquement pour plaire à Dieu, il faut venir comme tout le monde par la voie normale en portant tes chaussures avec ton bâton de voyage, dans les convois, en supportant les ardeurs du chemin en terme de soif, de faim et de peur etc..  ».

Un des proches compagnons du Cheikh rapporte ceci :

«  Un jour, le Cheikh accomplissait la prière du milieu de l’après-midi devant sa porte. Environs 80 personnes suivaient la prière derrière lui. A la fin de la prière, il se retourna et vit des régimes de dattes dispersés parmi les rangs des fidèles. Ceux ci ne surent comment elles ont pu atterrir là-bas et d’où elles venaient. Le Cheikh leur expliqua que ceci est l’œuvre de cet homme (qu’il qualifia de bouffon) et nomma Cheikh Ali at-tamâsînî.

Par la suite, ce dernier le Cheikh qui lui demandait ce qui l’a poussé à faire cet acte. Il répondit : «  En ce moment-là, j’étais dans mes champs à Tamâsîn et mes serviteurs cueillaient des dattes. Celles-ci ne parurent si belles que j’ai eu envie de te les envoyer immédiatement. Alors je les ai lancées : «  Allez et tombez devant mon maître  »  ». Le cheikh lui défendit de recommencer.

Après le décès du Cheikh (RA), il se manifesta les grandes signes de l’Ouverture Total (al-fath alkabîr). Il s’adonna à l’éducation spirituelle, que seuls doivent dispenser les possesseurs de cette ouverture. La faydha ou le faydhân al-wajdânî (l’effluve ou la décrue des lumières divines), qui ne se manifeste que chez les homme complets, rayonna en lui. Les hommes et femmes lui vinrent de toutes les contrées pour prendre la voie avec lui et bénéficier de ses bénédictions.

Une personne digne de confiance a rapporté qu’elle lui a rendu visite un jour. Elle trouva dans sa zawiyya environ deux cents personnes d’horizons divers et lointains, espérant toutes la nomination de muqaddam, titre qui leur conférerait l’autorisation de donner le wird tijânî. Toutes ces chose ont été attestées par beaucoup de personnes éclairées.

Un homme vertueux rapporte :

J’ai rencontré un muqaddam au cours du pélerinage, qui à son tour m’a autorisé à donner le wird tijânî. A mon retour de la Mecque, j’ai rencontré Cheikh Ali at-tamâsînî et lui ai demandé la permission de lire certaines litanies spéciales de la voie. Celui-ci lui me demanda : «  As – tu la permission de donner le Wird à celui qui te le demande ?  ». Je lui répondis : «  Untel me l’a donné  ». Il se mit à répéter : «  Est-ce un murabbi (directeur spirituel) ?  ». Je ne sus quoi lui répondre. Il ne m’est pas venu à l’esprit qu’il voulait me dire qu’il était lui, un murabbi, c’est-à-dire un initiateur à la connaissance de Dieu, la gnose. Il me quitta sans que je n’ai compris sa question. (voir note)

Ce Cheikh avait atteint un grand niveau dans le dévoilement (al-kachfu). Il jouissait aussi de la disposition totale (tassarruf). Il voyait beaucoup le Prophète (PSL) (voir note). L’auteur du bughyatul mustafîd raconte :

«  J’ai appris de manière sûre qu’un des proches compagnons de Cheikh Ahmed Tijân (RA) le grand gnostique, considéré sans contexte comme pôle de son époque, Abul Hassan Sidi El hadj Ali at-tamâsînî (RA) était un jour en séance de formation spitrituelle avec certains compagnons. Et il dit : «  Ô Untel, il y a parmi les hommes ici présents en ce moment là, quelqu’un qui ne fait le moindre petit geste, même pour se lever de son lit, sans la permission, de visu, du Prophète (PSL)  ». Les gens présents comprirent qu’ils parlaient de lui  ».

Il existent de nombreux témoignages confortant la véracité de toutes des choses rapportées sur sa personne et ses haut faits.

Abdallâwî rapporte toujours «  Je voyageai un jour dans une caravane avec trois charges de chameaux. Les douaniers colons français prenaient un rial pour chaque charge. Je n’avais de quoi payer. Alors j’ai invoqué la bénédiction de Cheikh El Haj Aliou Tâmsînî. Par un effet de la grâce divine, ils ont pris la taxe de tout le monde et ne n’ont rien demandé comme s’ils ne m’avaient pas vu. Quand j’ai rencontré Cheikh El Haj Aliou Taâmsînî, il me dit «  O Untel, as-tu payé aux français à taxe ?  ». Je répondis : «  Dieu m’a préservé d’eux par ta haute station auprès du Seigneur  ».  »

«  Un jour, je voulus venir le voir à cause d’un ennemi qui s’était préparé à ma nuire. Je craignis aussi les coupeurs de route. Alors je m’habillai en froc et vins le voir. Je l’ai trouvai en compagnie de très hautes personnalités. J’eus honte de ma tenue et me tins derrière lui. Alors, il se retourna vers moi et me dis :

«  Viens t’asseoir devant moi. Celui que Dieu aime ne doit rien craindre même s’il est mal habillé. Quant à celui que Dieu déteste, il ne doit plus se préoccupé de quoi que ce soit (car il est déjà perdu), même s’il porte une tenue d’apparat  ».  »

Il est rapporté de l’Amour de Cheikh El Haj Aliou Taâmsînî envers Cheikh Ahmed Tijânî l’a pousé au point quand on lui demandé son ascendance, il se contentait de dire qu’il s’appelait Cheikh El Haj Aliou Taâmsînî fils de Ahmed Tijânî.

Il est aussi rapportait qu’il aimait dire que le fils de Cheikh Ahmed Tijânî était un pôle (qutbu) et que lui même était le qutbu après Cheikh Ahmed Tijânî.(voir note)

Pour enseigner les trois stations de la religions, il prenait l’image suivante : il posait son index droit sur l’auriculaire, puis sur le médium puis sur l’index de la main gauche, représentant ainsi les trois stations : la proche (les rapprochés), la médiane et la lointaine. La première station est celles des amis de Dieu à qui Dieu à dit : «  Si une seule de votre pensée m’associe à quelque chose, vous mourrez infidèle  ». La deuxième station est celles des musulmans pieux. La troisième est celles des paresseux, adorateurs de Dieu mais faibles dans cette adoration, au point dès fois de dormir sans faire la prière du soir. (voir note ci-bas)

Cheikh Abdallâwî, raconte toujours :

«  J’étais avec lui un jour. Je me mis à espérer la nomination au grande de muqaddam dans cette voie. Immédiatement, il se retourna vers moi et me dit : «  Tu as l’autorisation de donner le wird à toute personne qui te le demande  ». Je remerciai Dieu de cette faveur immense.  » 

Ahmed Sukayriju, auteur de cette note que je traduis, dit à son tour :

«  Pendant que Abdalâwî me relatait cette histoire, j’eus envie de lui demander cette nomination. Mais je me décidais à attendre qu’il le fasse et qu’il m’autorise à lire les zikr spéciaux de cette voie, sans que je ne les demande. Alors, il se retourna vers moi et me dit : «  Tu as l’autorisation de donner le wird à toute personne qui te le demande  », comme le fit son maître. Je remerciai, moi aussi, Dieu de cette faveur immense  ».

 

CHEIKH ALIOU TAMÂSÎNÎ ET LE RETOUR DES ENFANTS DE CHEIKH AHMED TIJAN A AYNOU MAADI

Ahmed Sukayriju relate dans Kach al hijâb, le retour des enfants de Cheikh Ahmed Tijânî à cAynu Mâdhî (en pages 265 et 407). En dehors du fait de Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî y joue un grand rôle, renferme plusieurs informations de première main sur le Cheikh lui même.

Avant son décès, Cheikh Ahmed Tijân a confié ses deux enfants (Mouhamd El Kabî et Mouhamed El bachîr) à Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî, en lui disant « awlâdî, la tulîqu lahumà illas sahrà : mes enfants, seul le sahrà leur convient ». Cette parole du Cheikh (RA) doit être prise, à mon avis, dans tous les sens du termes : géographiques, climatiques et spirituels. Il recommanda à Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî d’exécuter ce vœu.

Après le décès du Cheikh, les deux enfants du Cheikh (RA) ont été logés par le souverain du Maroc dans la résidence de Marâya. Ils étaient si épanouis dans le royaume Marocain. Ils ne voulurent quitter Fèz.

Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî quitta donc sans eux en compagnie d’environs deux cents compagnons du Cheikh, parmi lesquels Abu Abdallah seyydî al-nawwî. Une fois hors de la ville, il s’arrêta et s’écria en disant :

« Oh mes compagnons, arrêtez-vous et levez vos mains pour la fâtiha ».

Ils les appela donc à la prière. Ils levèrent les mains vers le ciel. Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî se mit à remuer ses lèvres puis dis à haute voix

« Je demande à Dieu et à son prophète, maître de l’existence, de forcer le Sultan du Maroc à reprendre la résidence qu’il avait mise à la disposition des enfants de Cheikh, de sorte que ceux-ci se sentent amers et acceptent de quitter Fèz ».

Par un effet de la grâce divine, le prince Ibrahim rencontra l’enfant aîné du Cheikh, Mouhammed El Kabîr, en train de se promener son un des mulets. Le prince lui dit : « Je trouve que ton mulet est extraordinaire. Peux-me le prêter en me l’envoyant au palais. Je le retournerai après l’avoir monté ». Mouhamed El Kébir, sentant le piège, refusa. Alors, le prince, dépité, écrivit à son père, le Sultan Souleyman qui était un tijânî et qui résidait à Marrakech, en inventant l’histoire suivante :

« Les enfants du Cheikh veulent quitter Fèz. Que ferais-tu de la résidence s’ils partent ».

Alors le Sultan affecta la résidence à un des chérifs parmi les membres de famille royale. La lettre du Sultan le jour même de la grande fête musulmane, l’Aïd El Kébir. L khafif à Fèz, requit la maison de force. Les deux enfants du Cheikh déménagèrent dans la zawiyya du Cheikh, qui ne pouvait contenir les bagages. Ils devinrent très amers et décidèrent de quitter. Ils écrivirent à Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî de venir les prendre. Là se trouve un premier miracle : la réalisation du vœu du Cheikh. Le deuxième miracle est la réalisation du vœu de Cheikh Al Hâj Aliou Tamâsînî lui-même.

Mais, ils décidèrent, de partir avec le corps du Cheikh, en privant ainsi de Fèz et de la famille royale du Maroc, des bénédictions de tout genre que le mausolée du pôle des pôles pourrait leur apporter.

Il est sans conteste, depuis que Cheikh Tijânî, a été inhumé à Fèz, que les bénédictions spirituelles et économiques n’ont cessé de pleuvoir sur le Maroc. La communauté de huit cent millions de Tijânî, veulent tous visiter Fèz. L’impact économique d’un tel phénomène est incalculable. Ils prient tous pour Fèz dès qu’elle est mentionnée par la formule (harasahâ Allah : que Dieu la sauvegarde). Les anges prient pour les saints durant leur vie et après leur décès. Ce nombre est d’autant plus grand qu’il est élevé dans la chaîne de la wilâya. Alors combien d’anges prient, éternellement, sur le pôle des pôle, qui a dit « J’ai posé mes deux pieds sur les épaules de tous les saints, depuis notre père Adam, jusqu’à la fin des temps »?

Alors, ils déterrèrent le corps du Cheikh pour l’amener. Les habitants de Fèz, en particulier, les disciples du Cheikh ne l’entendirent de cette oreille. La raison finit par prévaloir et il fut décidé de remettre le Cheikh dans son tombeau.

Là se trouve un troisième miracle. Le corps, du Cheikh, à l’instar de celui des qutbu, ne peut être mangé par le sol. Ils restant intacts dans leur tombe.

Le quatrième miracle concerne Cheikh Mouhamed Al Ghalî, un compagnon du Cheikh très particulier. Cheikh avait dit à certains disciples que Mouhamed Ghâlî participerait à sa prière mortuaire. Alors, a son décès, celui-ci était absent de Fèz. Quel ne fut alors le trouble de ceux qui avaient entendu cette prédiction, sachant qu’un wâli, surtout le qutb des qutb ne peut faire une prédiction fausse? Mouhamed Ghâli fut assista à l’événement et avant qu’il ne remttre le Cheikh dans on tombeau, il se leva et pria sur lui. Ceci est assurément un miracle.

 

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